




Ouf, ça y est on est à Monpezat d'Agenais, le paradis des ULMistes.
Désolé de ne pas avoir donné signe de vie hier soir mais on n'avait pas internet là où on était, allez je vous raconte rapidement.
On a donc décollé hier matin d'Eyguières à 05h45, conditions correctes, un petit survol de la camargue sympa avec quelques petits nuages malgré tout.
Escale à Candillargues, et là on ne se voyait pas repartir car le vent venait de bien se lever.
On se fait offrir un café par des gars sympas qui traitent les cultures en avion par épandage, et là en discutant ils nous disent:"mais si ça passe, vous passez là, et là puis là, vous vous ferez un peu secouer là, etc...).
On se regarde et et allez, on se lance. On a survolé le reste des côtes de la Camargue, Sète, le Cap d'Agde, l'embouchure de l'Aude pour faire une nouvelle escale à Narbonne.
Re-belote, le vent se lève de plus en plus, on demande conseil aux anciens qui traînent sur l'aérodrome, ils nous disent encore "ça passe" et on redécolle, direction lésignan.
On atterri donc à Lésignan, et là pas moyen de repartir, un vent de 25 noeuds se lève, de nouveau cloué au sol.
Obligé de prendre une chambre à l'hotel, pas d'ordinateur donc on n'a pas pu mettre le blog à jour.
Ce matin réveil 4h30, on traine un peu à se préparer vu le vent qui souffle dehors, on va à l'aérodrome et là, misère: du vent, du brouillard, des entrées maritimes, que de la m... quoi!
On attend une heure dans le hangar avec Oiseau Vole en scrutant la chaussette qui reste désespérement horizontale, et puis zut, personne pour nous dire "ça passe" alors on se le dit et on a décolle.
Départ tranquille, un peu de vent mais ça va. Subitement arrivé vers Toulouse on s'est retrouvé dans la purée de pois, on ne voyait plus rien, pas d'horizon, même pas le nez de l'ULM. Demi-tour en catastrophe à l'aveuglette et direction le terrain d'ULM le plus proche qu'on avait rentré dans le GPS la veille (heureusement!).
On atterri, on attend que ça se calme et on redécolle jusqu'à Castelsarrasin.
On atterri, on fait le plein et on redécolle, et là on se prend un vent de fou de face: on avance à 50km/h, on se fait secouer comme jamais, à un moment je me renseigne auprès de Seb sentant mon coeur faillir: "euh Seb, si je vomis je peux le faire par le hublot?". Mais non ça a été, j'ai tout gardé.
Bref, un vol de folie, de bonnes frayeur, un atterrissage à la façon "l'homme qui tombe à pic".
Toutes ces émotions passées, là on est un train de boire un coup sur la terrasse pendant que le barbecue chauffe, on se prend quelques jours de break pour réviser entièrement oiseau vol.
La suite au prochaine épisode, bises à tous.